GAME OF THRONES : La chute du grand 8

Et voilà c’est fini. Huit saisons d’une saga qui aura tenu le monde entier en haleine se sont terminées cette nuit de dimanche à lundi. Et nous voilà face à l’immensité du vide. C’est peut-être ça le fait le plus marquant de cet épisode 6. N’en déplaise aux théoriciens du complot et autres fans, les auteurs sont allés au bout de leur idée première. Le résultat dans cet opus est un tout petit peu décevant, on l’avoue après l’incroyable épisode 5, qu’on pressentait déjà être la vraie fin du monde de Westeros.

Les showrunners nous ont cependant offert un vrai épilogue dans ce dernier épisode, heureusement plus épicé que l’épilogue du Seigneur des anneaux. Ils y ont rendu un vibrant hommage aux fondamentaux de « Game of Thrones ». Humour, et dialogues ciselés et un soupçon d’action.

On reprend donc l’histoire là où on l’a quitté. Il pleut toujours des cendres. Tyrion est le témoin de l’ignominie et de la désolation. Il croise même le chemin de la cloche qui aurait dû sauver le peuple de Port-Réal d’un génocide…

Vers Gris continue, lui, d’exécuter les ordres sanglants de Daenerys comme d’autres bouchers de l’histoire avant lui…

Tyrion descend dans les ruines du donjon rouge affronter son destin et découvrir les corps de son frère et de sa sœur enlacés dans leur cercueil de pierre. En larmes, il se souvient alors qu’il est le dernier des Lannister.

Décorum nazi

S’ensuit peut-être l’image la plus controversée de cet épisode, Drogon survole les Immaculés et les Dothrakis comme l’aviation lors d’un défilé de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. Le décorum rappelant les pires heures de l’histoire du nazisme et le drapeau des Targaryen noir et rouge contribuent à instiller un sentiment de malaise chez le spectateur. Le point Godwin est tout proche. « Dany la rouge » se voit en libératrice des mondes et savoure son triomphe romain comme le tyran qu’elle a démis avant elle, feu Cersei.

« J’ai libéré mon frère, vous avez massacré une ville », lui lance Tyrion qui devient alors prisonnier politique, comme son frère avant lui, sous le regard de Jon et Arya, qui ont bien saisi la menace qui pèse sur Winterfell dans le discours de tribun de la mère des Dragons. Car Dany est le feu et le sang. Et rien d’autre. Prisonnier, Tyrion rappelle malicieusement que la poussière appelle la poussière – un « Ashes to Ashes » – très Bowidien, de circonstance.

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