#InstantDJ : Chaque semaine, la rédaction vous propose de découvrir des jeunes talents sachant manier la galette pour le plus grand bonheur des amoureux de vrais sons.

A l’instar de Kabaka, les petits clubs parisiens underground, au delà de leur coté intimiste, regorgent de DJ anonymes certes, mais non moins talentueux. Loin du bling bling et des paillettes, ils débitent du vinyle par passion, mais aussi pour partager au max leur kif pour le son et les galettes rares.
C’est le cas de notre portrait du jour, Kabaka. DJ et compositeur plutôt orienté musique House, il tire son inspiration dans différents styles musicaux issus des quatre coins du monde, à différentes époques.

Membre du collectif Boukan Record, plusieurs fois invité sur la web radio du label Rinse, Kabaka se définit comme un passionné de musique avant tout autre style. En 2017, lors de sa dernière interview pour le site lebeaubug.fr, il se définissait simplement en ces termes :

« Je suis loin d’avoir une grosse culture musicale, mais je pense que mes inspirations sont assez vaste, depuis petit j’aime bien écouter un peu de tout, j’ai pu avoir une période hip-hop, musique antillaise, black métal, ost de manga, chant grégorien, pour ne citer que ça … Mais au final c’est dans la musique électronique que je me suis retrouvé.
Au collège je m’amusais déjà à faire des beats avec eJay, un logiciel de composition vraiment ghetto mais c’était super marrant, tu pouvais faire des tracks de ouf au final, même si c’était que des loops qu’il fallait assembler « .

Très vite, il devient accroc à la composition et au sampling. Il décide de franchir le pas en s’équipant progressivement pour monter en gamme :

 » C’est vraiment à partir de 2012 que je m’y suis mis plus sérieusement, quand j’ai découvert le Petit Social et les autres clubs parisiens. J’ai pris une grosse claque et je m’y suis mis à fond depuis, niveau production. J’ai commencé avec Fruity Loops, maintenant j’essaye de plus trop toucher à l’ordinateur, faire les choses comme à l’ancienne avec une MPC, un Korg M1 et un Roland Juno Alpha 2.
Ma “carrière” de DJ est beaucoup plus récente, je m’amuse avec ma petite collection de vinyle depuis un peu moins de 3 ans maintenant
 » ( l’entretien date de 2017).

Depuis peu, Kabaka s’est mongré plus en retrait mais 2020 pourrait voir son retour sur les scène parisiennes. Avec son lot de pleins de petites surprises :

«  Dernièrement je n’ai vraiment pas beaucoup tourné. Je reste un peu en sous-marin (rires), mais c’est pour revenir en force pour la nouvelle année ! »

On a hâte !!